La première étape consiste à examiner l’installation existante et les besoins du bâtiment. Cette préparation permet de comparer des solutions complètes, de prévoir les adaptations nécessaires et d’organiser les échanges entre gestionnaire, bureau d’études et installateur.

Partir des besoins réels du bâtiment
Le premier travail consiste à comprendre ce que la chaufferie doit fournir : chauffage seul, chauffage et eau chaude sanitaire, nombre de logements ou surfaces desservis, horaires et usages. Les consommations passées sont utiles, mais ne remplacent pas une analyse des déperditions et du fonctionnement de l’installation. [1]
Préparez les factures d’énergie, les contrats d’exploitation, les plans et les références des équipements. Signalez les travaux de rénovation déjà réalisés ou prévus. Ce dossier permet au bureau d’études de construire des hypothèses explicites et de comparer les scénarios sur une base commune.
Vérifier les radiateurs et le réseau hydraulique
La possibilité de conserver les émetteurs dépend de leur capacité à chauffer les locaux avec les températures d’eau retenues pour la PAC. Il faut aussi examiner la distribution et les réglages. La puissance annoncée d’un équipement ne suffit donc pas à conclure que le remplacement sera possible sans adaptation. [1]
Les adaptations proposées doivent être expliquées dans l’étude : ce qui est conservé, ce qui change et ce que ces changements apportent au fonctionnement. Une comparaison utile présente la solution complète, plutôt qu’une PAC chiffrée séparément du reste de la chaufferie.
Étudier l’implantation et le raccordement électrique
Une PAC air/eau doit disposer d’un emplacement adapté. L’intégration acoustique, l’accès pour la maintenance et les contraintes du bâtiment font partie du projet. La capacité électrique nécessaire doit également être examinée suffisamment tôt. Ces sujets figurent parmi les thèmes des guides MÉMOPAC développés par l’AFPAC avec l’ADEME. [2]
Pour la copropriété ou le gestionnaire, l’objectif est d’obtenir un scénario réalisable : équipements localisés, interventions identifiées et organisation des travaux expliquée. La continuité du chauffage et de l’eau chaude pendant le chantier doit être abordée avec les intervenants.
Peut-on conserver la chaudière gaz en secours ?
Il faut distinguer une possibilité technique et l’éligibilité au financement recherché. Une chaudière utilisée régulièrement en appoint n’a pas le même rôle qu’un équipement réservé à une situation de secours.
Dans le cadre du Coup de pouce collectif et tertiaire, la conservation d’un ancien équipement en secours relève d’une dérogation ciblée pour certains établissements de santé et structures médico-sociales. Elle impose notamment une consignation, une remise en service manuelle et un fonctionnement limité à 500 heures par an avec comptage dédié. Ce n’est pas une autorisation générale pour les copropriétés. [3]
Le schéma hydraulique et la stratégie de fonctionnement doivent donc être vérifiés avec la fiche CEE et la bonification visées avant de promettre la conservation de l’ancienne chaudière.
Construire le financement et la décision
Les fiches BAR-TH-179 et BAR-TH-180 concernent le résidentiel collectif ; BAT-TH-163 et BAT-TH-164 correspondent au tertiaire. La fiche applicable dépend du bâtiment et de l’équipement. [4] Le renforcement des aides annoncé pour mars 2027 doit rester une hypothèse distincte des financements confirmés pour le projet. [5]
Demandez un dossier présentant les travaux, le coût d’exploitation estimé, les conditions de maintenance, les aides confirmées et le reste à charge. Pour une copropriété, ces éléments facilitent la préparation de la décision collective. La comparaison doit aussi préciser les hypothèses de prix d’énergie et de fonctionnement utilisées.
ENEVIE accompagne les gestionnaires de bâtiments dans une première analyse de leur chaufferie et des solutions envisageables. Vous disposez d’un chauffage collectif au gaz ? Transmettez les informations principales du bâtiment pour engager une étude de faisabilité.
Questions fréquentes
Une PAC collective peut-elle remplacer directement une chaudière gaz ?
Cela dépend de l’installation. Les besoins thermiques, les émetteurs, le réseau hydraulique, l’implantation et l’alimentation électrique doivent être examinés avant de retenir une solution.
Faut-il changer tous les radiateurs ?
Pas nécessairement. Leur conservation dépend de leur capacité à chauffer les locaux aux températures retenues pour la PAC. Le bureau d’études doit identifier les adaptations utiles.
Peut-on conserver systématiquement la chaudière gaz en secours ?
Non. Une possibilité technique ne suffit pas à garantir l’éligibilité aux aides. Les conditions de la fiche et de la bonification recherchée doivent être vérifiées pour le bâtiment concerné.
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Sources et références
Sources vérifiées le 1 novembre 2026.
- AFPAC et ADEME — MÉMOPAC, dimensionnement des PAC collectives · Consulté le 1 novembre 2026
- AFPAC et ADEME — Collection MÉMOPAC pour le logement collectif · Consulté le 1 novembre 2026
- Ministère de la Transition écologique — Coup de pouce Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires · Consulté le 1 novembre 2026
- Ministère de la Transition écologique — Catalogue des fiches CEE · Consulté le 1 novembre 2026
- Ministère de l’Économie — Seconde phase du plan d’électrification, 15 octobre 2026 · Consulté le 1 novembre 2026
Pour approfondir
- Pompe à chaleur collective : les aides annoncées pour 2027
- Rénovation des copropriétés et bailleurs
- Efficacité énergétique des entreprises et du tertiaire
- Échanger avec ENEVIE


